Elevage du serin cini

Elevage du serin cini

Jean-Eric Adam

 

L’élevage en captivité : Croire qu’élever le Serin Cini, parce que comme son nom l’indique il fait partie du genre Serinus, est chose facile, est une erreur à ne pas commettre.

Ce petit oiseau bien sympathique peut se révéler être un « guerrier » lors de la période de nidification. C’est une des raisons pour laquelle il est recommandé de séparer les couples reproducteurs afin d’éviter toute bagarre débouchant souvent sur la perte d’un des protagonistes. Quand tout se passe pour le mieux, il ne faut pas s’attendre non plus à des pontes extraordinaires. Trois, voir quatre œufs sont quand même courant, plus est assez rare. 

Notre petit ami étant un oiseau dit « de soleil », il n’apprécie pas outre mesure d’être logé dans un endroit humide, mal ventilé où le sol ne serait pas bien sec. De la même manière que les chardonnerets et les Linottes Mélodieuses, des soucis seraient au rendez-vous si l’on ne tient pas compte de ces paramètres.

Le calme et la quiétude pendant la couvaison sont de rigueur, le contrôle de fécondité est toléré, mais je ne retire pas les œufs pour les remettre à couver en même temps. Les jeunes seront bagués avec un anneau de type A 2 mm vers le cinquième jour. Soyez doux au baguage car les petits sont d’une extrême fragilité et d’une petitesse bien normale à l’espèce. 

La nourriture lors de la croissance des issus est assez simpliste. Un bon mélange de graines pour indigènes, une pâtée aux œufs du commerce mélangée avec de la pâtée pour nsectivore à raison de 800 grammes pour 5 kilos (en période d’élevage), un peu de pinkies et de buffallos, des herbes sauvages à volonté et surtout du mouron des oiseaux et vous êtes prêt à servir le menu de vos Cinis. 

Les petits poussent généralement vite et bien, toutefois, si vous habitez des contrées pluvieuses comme chez nous en Belgique, une inspection journalière et approfondie est nécessaire afin de détecter le moindre oiseau qui se mettrait en « boule ». Si tel est le cas, il faudra malheureusement administrer un sulfamide anti-coccidien à vos oiseaux pour garantir leur santé. L’ESB 3 à fait ses preuves pour enrayer cette plaie, mais sans garantie de sauver tout ! 

Bien entendu, nous ne sommes pas là pour faire la publicité de produits pharmaceutique surtout que depuis quelques temps les éleveurs préconisent un élevage naturel, mais il est bon de savoir que certains produits peuvent nous venir en aide afin de ne pas anéantir tout le fruit de notre travail. A n’utiliser qu’en cas de besoin !!
 

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L'ARTICLE DU MOIS

 

Les chats tuent des milliards d'oiseaux

 

  • Article du Figaro publié 31 01 2013

 

 

                                                      

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